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    sur les pas de Pierre Loti !
    

Non loin de la mosquée, un chemin et des marches de pierre montent doucement vers le haut de la colline et arrive au café Pierre Loti "Pyerloti". 

Ce chemin traverse le vaste cimetière que l’on remarque du bateau ou de la route à cause de sa grande superficie et de la blancheur (surtout en milieu de journée) de ses milliers de tombes et de stèles.

Tout y est installé dans un grand enchevêtrement et semble un peu délaissé; les sculptures et les gravures des stèles sont très variées et d'une grande finesse.  La promenade se fait entre les stèles funéraires en assez  mauvais état et les tombes de marbre d'un des plus grands cimetières d'Istanbul (c'est certainement le plus fréquenté par les touristes). 

L'endroit est calme, loin de l'agitation qui règne près de la mosquée.

 

De là on découvre un panorama privilégié sur les eaux de la Corne d'Or, sur les quartiers du vieil Istanbul historique ainsi que les quartiers plus nouvellement construits.

 

 

      
   

"Survolant" le cimetière, un téléphérique inauguré en 2006 relie les abords de la mosquée d'Eyüp et le haut de la colline (solution moins fatigante pour monter jusqu'au café). 

         
Le chemin se termine au Café Pierre Loti.
 

 

   

De ce café fréquenté jadis, paraît-il, par Pierre Loti, on peut, tout en sirotant un petit thé, admirer les eaux redevenues bleues de la Corne d'or (c'était la promesse qu'avait faite le maire d'Istanbul Recep Tayyip Erdogan vers 1995 et il a tenu parole! ).

 

   
Ce café est en bois comme les très anciennes maisons d'Istanbul mais ne les rappelle en rien: il  ressemble plutôt à un chalet qu'à un "yali". On monte quelques marches puis on franchit une porte pour se retrouver dans la salle du café: une banquette court le long des murs et quelques petites tables sont disposées çà et là  (c'est le lieu idéal pour la petite photo souvenir! ).
Attenant à cette salle se trouve la cuisine du café avec tout ce qu'il faut pour servir thé et café ... turc bien entendu.

   petits verres à thé et petites "casseroles" pour faire le café turc

 

C'est dans ce café que, dit-on, Pierre Loti aimait venir lors de ses séjours à Istanbul et peut-être y pensait-il à son amante disparue : la jeune femme dont il avait fait son héroïne dans "Aziyadé". 

Pierre Loti dans sa maison de Rochefort

cliquer sur la photo ci-dessus pour aller découvrir, à Rochefort, la maison assez fantastique de Pierre Loti 

Pierre Loti était tellement "amoureux" d'Istanbul qu'il avait recomposé  chez lui, à Rochefort, un peu de cet endroit ( mosquée et salon)  

 

PIERRE LOTI : En utilisant des notes prises pendant son affectation à Istanbul en 1876 -77, Pierre Loti, de son véritable nom Julien VIAUD,  raconte dans " Aziyadé " l'histoire d' un officier de marine, en séjour à Salonique, qui  aperçoit, derrière les barreaux d'une fenêtre de harem, le visage d'Aziyadé, belle et taciturne odalisque aux yeux verts. Leur liaison amoureuse, née au milieu des parfums et des mystères de l'Orient, culminera à Constantinople dans le déchirement et le sacrifice."  En fait c'est sa propre histoire qu'il raconte : c'est celle d'un amour secret entre lui, officier de marine , et une jeune femme turque qui n'hésite pas à quitter clandestinement le harem de son mari pour se jeter dans ses bras .  Mais son séjour ne dure qu'un an et son départ  va entraîner la mort de la jeune femme qui se laisse mourir de chagrin.  
  

 Dix ans plus tard, en deuxième mission à Istanbul, il revient sur les traces de son ancienne idylle et reçoit  confirmation de ce qu'il redoutait : Aziyadé est bien morte de tristesse et sa tombe se trouve au cimetière de Topkapi.
   Dès lors, Il revient plusieurs fois à Istanbul, se costume en Turc et, un fez sur la tête et un chapelet à la main, se plaît à se mêler au peuple pour arpenter le dédale des rues de Stamboul

Les descriptions vivantes que fait l‘auteur des quartiers d’Eyüp et d’Haskeuy ne tombent jamais dans un orientalisme facile, et le récit se déroule sur un fond historique et politique : le sacre tumultueux du sultan Abdülhamid, la crise des Balkans, le traité de San Stefano qui jette la Turquie hors du territoire européen (déjà!!).À l’époque,Loti avait réussi, avec son livre quasi autobiographique, à retourner l’opinion occidentale en faveur des Turcs.   

L’écrivain aimait s’ installer dans ce café en haut de la colline pour écrire et sans doute aussi pour contempler Istanbul : de cet endroit on a un magnifique panorama sur la Corne d'or, Istanbul, les nombreuses mosquées ainsi que du Palais de Topkapi 
      

et c'est aussi beau le jour que la nuit!

        

     

Pour en connaître un peu plus sur Pierre Loti dans sa maison de Rochefort  CLIQUER !